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Préface

J’ai découvert un manuscrit écrit en langue romane contenant quelques nouvelles dont les sujets sont empruntés aux récits d’Hérodote et de Diodore de Sicile. Ce manuscrit est en assez bon état. Les lacunes du texte sont faciles à suppléer. On y lit que l’auteur dont le nom a disparu, est d’origine gauloise. L’on peut supputer que c’est un élève de l’école du palais institué par Charlemagne. Il y avait appris le grec. L’étude des cultures profanes était plutôt proscrite qu’encouragée par les maîtres. Aussi écrivait-il en langue vulgaire, ses textes ces nouvelles qu’il ne destinait pas aux savants. C’est la langue vulgaire du commencement du neuvième siècle, celle du serment que firent les soldats de Charles-le- Chauve à Strasbourg en l’an 842 : « Si Lodwigs sagrament quae son frandre Karlo Jurat, conservat, et Karlus meos sandra, de suo part, non le stanit,…etc. » Elle n’est plus de lecture courante au dix-neuvième siècle. Il m’a paru intéressant de mettre en français ces anciens essais de romans historiques. C’est la traduction de l’une de ces nouvelles que je livre aujourd’hui au public. On sait que le père de l’histoire et l’historien d’Agyre ont raconté sans détour autant que sans soucis, certains détails de noms qui effarouchent aujourd’hui notre goût pudique et raffiné. Une plume gauloise ne s’effrayait pas pour si peu ; mais tenir de nos jours de pareils propos est « shoking », je le confesse. Je n’ai pas su enlever ces tâches. Les mutilations que j’ai tenté, aboutissaient à la destruction presque totale de la fable. Je l’ai transcrite mot à mot, telle que l’a rédigé l’écrivain gaulois pour les gaulois ses compatriotes. Jaloux de leur inspirer le goût de fouiller dans les livres anciens, il a prix soin d’extraire de la Bible, de Diodore, d’Hérodote et de Pline les passages qui se rapportent à la nouvelle. En vous donnant tous ces extraits, l’auteur témoigne de son respect pour la vérité : car si l’a plus part viennent à l’appui de son récit, d’autres montrent que le nouvelliste n’a pas toujours servilement suivi les données de l’histoire. Je ne reproduis ni les textes hébreux, ni les grecs, ni les latins que cite ce manuscrit. Je me garde aussi de les traduire ; mais j’en donne les traductions faites par des savants plus autorisés. Le lecteur les trouvera à la fin du volume. Les citations d’hérodote et de Diodore sont fréquentes sont courantes dans le courant de l’ouvrage. Elles sont indiquées comme il suit : H.II, exi ce qui signifie histoire d’Hérodote livre second chapitre cent onzième, et D.I, LIX, c’est-à-dire Bibliothèque historique de Diodore de Sicile livre premier chapitre cinquante neuvième. J’ajouterai pour compléter ces explications que PL. est l’abréviation de histoire naturelle de Pline, que G est l’abréviation de Genèse, J celle des Juges, T. celle de Tobie et M. celle de Evangile selon St. Marc. Je ne puis dire d’où notre gaulois a tiré les noms égyptiens qui portent quelques uns de ses personnages, et qui ne se trouvent pas dans les historiens grecs. Le manuscrit n’apprend rien à cet égard. Les documents qui ont fourni ces noms propres, ont-ils été connus de Champollion ? On serait tenté de le croire : car dans sa grammaire égyptienne (n° 129, 131, 137), il leur donne précisément la même orthographe qui celle qui est employée dans le manuscrit en langue romane. Cette orthographe d’ailleurs, si l’on s’en rapporte aux travaux plus récents des égyptologues ses continuateurs, ne représente pas fidèlement la prononciation des anciens Egyptiens. Je le crois volontiers ; mais je ne suis pas aussi sûr que la prononciation que chacun d’eux conseille, soit la meilleure. Quoiqu’il en soit, voici comment ces noms sont écrits en caractères hiéroglyphiques. Le lecteur les lira à sa façon.

 La Méganne 1 avril 1877

Le traducteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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