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Sa cousine était à vapeur

Sa cousine était à vapeur, parfois ses deux condensateurs de vapeur d’eau suffoquaient, essayant de maintenir une contre-pression au moteur de 3 psi (0.2 bar), mais heureusement un conduit de mise à l’air lui permettait de ne jamais accumuler de vapeur entre son condensateur et le réservoir d’eau. Cette cousine était de bonne fabrication, grande, robuste, les sourcils épais, la carrure athlétique pouvant faire tomber à cinq cent mètres de distance un chêne de quarante de haut, rien que par le fluide de son énergie rétinienne. L’hiver elle brassait des tonnes de charbon pour réchauffer son ordinateur à nuages et maintenir ainsi un climat subtropical en pleine taïga sibérienne. Cette cousine n’avait pas de garde fou abdominal, elle allait par les chemins du haut d’un grand tracteur ancestral et diesel. Ce qu’elle faisait de l’air qu’elle respirait, Dieu seul pouvait l’imaginer ! Discutait-elle aussi avec son ange gardien, alors que les grandes personnes sérieuses allaient de leur banque à l’hôpital, puis de la morgue au garage en passant par le bureau des contribuables en blouse blanche. Si par mégarde elle oubliait son chapelet d’injures dans un buisson elle y retournait avec son tracteur pour d’un grand coup de benne aplatir les mauvaises intentions. Elle sécrétait un puissant désherbant naturel qui empêchait les tuiles de repousser, quelque fois même elle levait une palissade de grimaces qui faisait peur aux crapauds des ruisseaux, surtout il fallait que tout pousse dans un grand carré de terre au style ancien, exploitant ainsi les deniers du bon dieu à des fins nutritionnelles et salvatrices. Des jours et des jours elle arpentait un sol plein de lombrics qui creusaient des faux espoirs de serpents du désert dans un dédale de sels minéraux, son acidité morale était telle que les salades rougissait sur son passage et les tomates courraient se mettre à l’abris dans le congélateur, par ailleurs elle entretenait des rapports coupables avec les astres et un soir de pleine lune, alors que la terre tournait, elle pris un peu de chèvrefeuille et de menthe sauvage et en fit un plein saut de gelée de peur galactique, seuls les étoiles savent cela. Oui ma cousine est à vapeur et vous désherbe le gras du cervelet en deux ou trois pas de gladiateur, tout en buvant son amer Picon brunâtre biquotidien. Que les vaches se le disent, si il y une maison où l’on sauve les veaux perdus dans les ronces, c’est bien celle de ma cousine qui n’a pas peur des municipales ni des suspicions de fièvre cafteuse pour ajouter de l’eau au moulin de sa chaudière. Le canal du Loing, par ailleurs bordait sa campagne avant les derniers bombardements qui firent de grands entonnoirs bleuâtres à la place de son tracé, depuis son bunker antiaérien elle joue au tarot avec des cartes habillées de visages de femmes afghanes. Bill Gates est passé récemment à son dernier méchoui, et ainsi a pu déguster de sa tarte aux puces magiques. Les enfants du bon dieu ont pour eux une chance inouïe, ils ne savent pas se qu’ils font de leur digestion. Le traitement des déchets nucléaires de la centrale d’achats de Néronville qu’une étude récente menée par un chercheur hindou a pu révéler, semble enfin dévoiler tous ses secrets ; ce traitement était donc forfaitaire, c’est à dire que le contenu de l’air ne semblait pas correspondre aux proportions communément admises pour l’élevage des chairs fraîches et rouges, or c’est là seulement que les tracteurs diesel ruisselaient de bien être et de componction. Elle était aurifère dans sa dimension intrinsèque, mais aurignacienne dans sa démarche quotidienne, elle connaissant la paix de l’ataraxie et ménageait toujours son souffle puissant qui parcourait les Vosges depuis le canal du Loing et ce dans un mouchoir de poche. De Lanville à Néronville, il n’y a que l’Auvergne à traverser mais en tracteur il faut plusieurs mois de route, c’est pour cela que la station Mir est retombée sur Terre, la lenteur attire les débris d’étoiles dans un soliloque sans espoir. Peut-être qu’un jour il faudra noyer les veaux dans un bain de jouvence pour en faire des étalons de bonne foi. Elle sait aviver le bois, elle sait labourer le terre, elle sait accoucher la chair, elle sait rencontrer les étoiles, elle sait mettre en pièces détachées, en un mot elle désherbe, elle dépote les cervelles de leurs encensoirs vermoulus et centripètes. …/…. Mais ma cousine qui est très dynamique et très pratique, a tout de suite compris que la vie c’est fantastique, mort ou vif ! Je n’aimerai pas être à la place de Saint-Pierre, voir de l’Archange Gabriel lorsqu’ils vont la voir débarquer dans leur sixième étage directorial avec eau et gaz à tous les étages, le barouf qu’elle va mettre dans leurs bureaux, la prise de tête qu’elle va instituer à la pièce et au rendement, la cata. Dans les cieux ! Pauvre Paradis qui ignore encore la qualité de sa tranquillité, si j’étais eux je déménageraI, je changerai de tour, j’irai m’externaliser à Tapeï ! Je mettrai des Talibans déguisés en Pères de l’Église, je repeindrai tout tellement tristounet, que rien que d’y penser la Sainte Vierge demande une péridurale d’office ! Mais ma cousine est foutue de leur faire un mauvais tour, elle pourrait se déguiser en Arlette Laguiller et finir ses jours à genoux devant le mausolée de la place de l’Église de Nanterre, en priant en Breton du pays Léon. Ce qui est rigoureusement anathème ! Mais bon je crois quand guise de credo, elle aime bien l’Angelus Picon au charbon de bois de Madagascar et là elle fera copain-copine avec Saint-Pierre qui en à marre de son distributeur de café aigre et toujours tiédasse. A mon avis ma cousine traverse une grave crise mystique car elle manque d’eau déminéralisée pour son réservoir de chaudière à vapeur, finalement c’est l’écologie qui aura raison sur l’astrologie dans l’élaboration de son esprit de vie, combien de corps de chauffe pour en arriver là, c’est à dire à la limite de la rupture de durites millimétriques et serpentines qui foisonnent dans son véhicule terrestre à la venue soudaine du printemps de cette année. Ma cousine n’a toujours pas trouvé le bouton du sixième étage de l’ascenseur qui mène au ciel car étant petite on lui a formellement interdit d’y jouer, et maintenant elle a peur, même en étant assurée sociale, d’être fortement réprimandée par le Père Fouettard qui fait office de groom d’étage du sixième. Elle ne sait pas que la peur entretient l’espoir d’une eau meilleure pour son réservoir portatif. Mais ça il n’y a qu’au dernier étage qu’elle l’admettra, Saint-Thomas est son garagiste permanent, l’abonnement est débité à chaque fin de mois sans condition. De toute façon quand on est à la vapeur on a peur de rien, voilà, pas même du rien.

 

 

        

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