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REVELATION OU REVOLUTION

 

 

 

 

Révélation ou Révolution

 

 

 

Dans l’histoire non pas de la pensée humaine car c’est trop donner à seulement un pour cent de notre cervelle – le reste étant animal – mais mieux « des sentiments mentaux », il n’y a guère eu d’époque équivalente où puisse se réunir en un même espace-temps unique, cette imparfaite réunion du possible et de l’impossible, le présent devenu malléable et laissé à la merci, pour un laps de temps indéterminé, du simple cours hasardeux des évènements devenus imprévisibles et imperceptibles. L’homme actuel participe enfin à la libre circulation du vent des passions et donc à mon sens, à l’épanouissement de sa simple condition, celle d’un animal mutant qui accomplit ses mutations successives et nécessaires. Peu d’époques ont réuni autant d’évènements silencieux et invisibles dignes de la plus grande alchimie. Les hommes enfin réduits à leur plus simple expression de quasi-prédateurs écervelés, vont droit dans le temps tels de petits diables innocents et idiots. La vision du monde aperçu par le peuple des clercs, promue ultime viatique ou rempart au meurtre de l’innocent. La possession arbitraire des diamants et de l’or par certains au prix de tous les massacres, ne prolonge plus l’ignominie nazie dans son possible démontage technique. L’heure est au terrible chantage de l’homme riche perdu dans ce paradis qu’il ne voit toujours pas et ne verra jamais. Les veilleurs, dont parlait Théodore Monod, n’allumeront jamais les brasiers de la révolte et les lampions du grand soir, ils constatent amèrement l’extinction d’un homme par un autre homme. On s’étonne de la disparition progressive de l’homme de Neandertal il y a déjà 30 000 ans, mais que fait-on aujourd’hui avec l’Homo Sapiens ? On ne s’étonnera pas dans trente mille ans sur sa disparition progressive commencée depuis la fin de la dernière période glaciaire. Sommes-nous, en tant que survivants, encore de son espèce ? Cette première période intermédiaire qui commence sous nos yeux depuis le 2 août 1914, aura bientôt un siècle, et son bilan est riche d’enseignement. Une mutation lente est en train de s’accomplir doucement sous nos yeux, notre planète lors de cette période semble aboutir le projet européen des nazis à l’échelon de la planète, à savoir une super-vie construite grâce à l’entretien d’une sous-vie, parallèlement à son développement et qui le permet. Toutes les grandes civilisations anciennes se sont bâties ainsi et même celle du Christ, qui ne dit rien sur le sort de l’esclave. Les patriciens se sont reconnus dans la Bible au même titre que les femmes dans la démocratie. Ces deux phénomènes mènent à des mutations que l’ont ne peut comprendre encore. D’où cet essai de compréhension, donné en pâture à tous les fabriqués et préfabriqués de la société des clercs. Comment puis-je essayer de comprendre ce qui me devient de plus en plus étranger ? La grande nouveauté consistant à ne plus voir les défauts ou les qualités mais à constater les émergences de volontés devenues caricaturales où le clown veut devenir homme d’état et où ce dernier s’imagine bien en tant qu’acteur de cinéma. Il ne s’est pas passé grand-chose en fin de compte entre la survie dans un univers où la glace progresse et tue sans cesse et notre époque où les problèmes liés au réchauffement planétaire et à la fonte des glaces vont créer de nouvelles et importantes dépopulations. Entre temps la termitière humaine aura désolée la planète enfin rendue à la circulation de cette espèce. Nous n’avons pas assez d’imagination pour bien comprendre la réalité. Combien de vies accomplies sur cette terre que l’absence de mémoire à définitivement rayées de notre conscience ? Nous sommes éternellement vivants par le simple fait d’avoir été. Bien sûr que des asiles sont remplis de caricatures, de cervelles partiellement démentes, où se niche la raison dans tout ce fatras ? Dans ce cœur qui nous fait tant comprendre et apprendre… dans ce cœur où seule demeure la mémoire des vies qui nous manquent, des vies qui nous transforment et nous aident.

A Argenteuil, ce 17 mai 2003

 

 

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