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Nadaud: Trompe l'oeil et Trompe la mort

 

« - Qu’est-ce qui ne va pas ?

- La vie…

- Je connais, je l’ai eu… »

Alain le 31 12 2007

Trompe l’œil et Trompe la Mort

Je ne sais pas si vous vous souvenez des peintres Cadiou et Gilou, puis de Jacques Poirier, Claude Yvel, Maurice Laroche, André Rancurel, Daniel Solnon ainsi que celui un peu plus ancien Claude Lepape qui avec ses natures mortes et nombreux trompe l’œil anima les pages publicitaires des magazines des années 50 et 60. Nadaud c’est cette nouvelle tradition issue de la bonne peinture du siècle dernier, de celle qui nous réconcilie avec l’huile de lin, d’œillette et les siccatifs de Harlem. Le pinceau patient, précis, méticuleux et toujours cet humour, ces clins d’œil liés à la mise en scène des objets les plus simples – Je pense au « Rembrandt d’occasion » de Daniel Solnon en 1988. Cette peinture chez Nadaud est parfois empreinte d’un surréalisme qui fait penser aux collages de Max Ernst, comme son « Fantôme de la mode d’Automne » de 1992. En un sens le véritable métier d’Alain Nadaud demeure cette patiente aventure fort riche et savoureuse qu’est le Trompe l’œil et sa pratique, mais il y a aussi des travaux de recherches sur les matières, les couleurs d’automne comme par exemple ce très beau « Intra-Muros » toujours de 1992, qu’il faut regarder de très près, ainsi qu’une belle pierre dont on admire les effets minéraux aux reflets du chaud soleil déclinant de septembre. Nadaud c’est l’habitant de Magnat l’Etrange, le seul qui vêtu de son chapeau, de son long manteau, de ses chaussures au cuir souple et fin, vit dans un antre digne des demeures du XIX° siècle (je soupçonne que la poussière date de la même période) à la lueur de faibles ampoules et d’un disjoncteur capricieux, il fume son tabac en écoutant Léo Ferré, et coincé entre le Kama Sutra et les Techniques de la Peinture , un beau recueil de l’adolescent de Charleville ou encore les Fleurs du Mal de l’immense et si lucide Baudelaire. Alain Nadaud cultive ses journées comme d’autres font pousser du pavot afghan, il ne remercie pas Dieu, bien trop indépendant pour rallier la commune morale, bien mieux ce si bon peintre à la chaude palette qui parfois s’attarde sur le corps féminin, distille dans son organisme tous ses grands crus qui font la gloire de la tradition vinicole en France, tradition plurimillénaire qui délie les langues et réchauffe les cœurs. Occupation à la Blondin qui lui est si cher. D’autre comme Duchamp abandonnèrent la peinture pour consacrer leur vie au jeu des Echecs, mais Alain, lui, continue à sa façon très existentialiste de produire de petits trésors au gré des commandes et de l’inspiration. Alain Nadaud, par contre a eu deux vies et en véritable Trompe la Mort , il est ressuscité depuis peu, comme un nouveau né il respire à nouveau les parfums de la vie, ses amours, ses propos sont ceux d’une sorte de Dalaï Lama creusois, mais celui-là revenu d’entre les morts et réincarné à nouveau dans son propre corps. En effet Alain exceptionnellement à un nouveau foie, tout neuf depuis peu, l’ancien l’aurait emmené chez Charon, sans possibilité de retour, condamné à peindre avec des os comme pinceaux et du souffre comme unique pigment, seuls les corbeaux (oiseaux de malheur) nous auraient signalé sa présence. Donc nous voilà aussi avec une réussite de la chirurgie contemporaine, au top de la science dans ce Magnat à l’atmosphère si étrange, où demeure l’ancienne pompe à essence et les anciens relais pour voyageurs perdus sur les petites routes du pays des Crocquants. Venez discuter autour d’un bon verre avec Alain, dont la conversation est douce, calme, pleine d’allusions épicuriennes, de lectures rebelles et de références à toute cette bonne peinture dont on parle si peu et qui sauve ce XX° siècle perdu dans ses FRAC, DRAC et autres foires internationales où ceux qui accaparent le métier d’artistes se contentent de mettre leurs excréments en boîte de conserve, qu’ils numérotent et signent puis vendent très cher. Venez voir Alain, et passez commande, il est encore temps, avec son nouvel organe il nous enterrera tous ! Je suis très heureux de connaître Alain et d’avoir une relation très amicale avec lui, car ces rencontres me réconcilient avec notre époque d’hygiène, d’interdictions en tous genres, un peu comme au coin d’un bon feu on déguste du très bon Armagnac tout en fumant un bon Havane, voilà des plaisirs simples qui disparaissent de notre paysage social, de notre civilisation de plus en plus made in US. Alain né à Suresnes en 1951, fit les Beaux Arts à Versailles (le Roi Soleil !) et devint à Paris l’élève du si bon peintre d’Affiches Paul Colin, et tout comme mon père (élève lui d’Yves Brayer à la Grande Chaumière ), il travailla aux décors du T.N.P. Il arrive dans la Creuse , dont sa famille est originaire, en 1987 et depuis expose régulièrement dans la région ainsi qu’en Bretagne à Pont-Aven. Allez voir Alain, faites le peindre, son si beau et réussi « Tableau Retourné » vous charmera, vous envoûtera et un jour certains se demanderont comment ils ont pu se passer sur leurs murs de si sympathiques peintures. Alain s’intéresse depuis peu à la lithographie, souhaitons lui un nouveau débouché tant technique que médiatique, car avec Alain et ses tableaux on ne s’ennuie jamais, ça « cause », ça parle, ça résonne dans le cœur et l’intelligence de l’art de vivre entouré de belles œuvres d’un art encore très vivant et qui n’a pas tout donné, la preuve par Nadaud de Magnat l’Etrange. Amenez des Trompettes de la Mort , je pense qu’il appréciera ! A Lanville (Charentes) ce Dimanche 6 Janvier 2008. Nicolas Fürstenberger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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