MATER NOSTER  
 
Accueil
 
Nos produits
 
Contact
 
LIENS
 
LA PRESSE
 
LE SUPPRESSIONNISME
 
CATALOGUES DE NICOLAS FÜRSTENBERGER
 
CATALOGUE FRANCOIS HALIE
 
CATALOGUE ALAIN NADAUD
 
CATALOGUE VALERIE SELZER
 
CATALOGUE PIERRE FURSTENBERGER
 
Petit Catalogue Yves de Saint-Front
 
Petit Catalogue Henri Jeannot
 
Petit Catalogue de François Augiéras
 
PRESSE Alain Nadaud
 
Biographie d'Henri Jannot
 
Nadaud: Trompe l'oeil et Trompe la mort
 
François Halie ou le Point d'Orgue
 
Pierre Fürstenberger - Topo
 
François Augiéras ou la Sac à malices
 
Sa Cousine était à Vapeur
 
Yves de Saint-Front
 
LETTRE DE PIERRE 1951
 
DES CONDITIONS PREALABLES
 
La couronne d'épines
 
Orgétorix au Printemps 58
 
HIC NOX NOMEN MUTAT
 
Traces et signes
 
Tméni
 
LA VRAIE PAIX
 
Michèle Protin ou l'eau vive
 
Secrets d'Atelier de François Halie
 
Tableaux de l'année 2008
 
L'HERBE DANS LA GRANGE
 
LE DERNIER TABLEAU
 
LA PETITE NATURE MORTE
 
A L'UN PAC A DIX
 
La Bibliothèque de la Casse Mystérieuse
 
REVELATION OU REVOLUTION
 
Autour d'Yves de Saint-Front
 
1981 CONCERT DE P.I.L. à Paris.
 
Le Cirque de cette Vie au mois de mai 2009
 
La tête de cheval bleu
 
L'Ami Paul Placet
 
MANIFESTE DES 101 DAMES A CHIEN
 
TIM RAY
 
François Augiéras - Manifeste 1953
 
MATER NOSTER
 
Ariel Kyrou ou le retour de l'humain.
 
Petit Catalogue de J-M. YON
 
JEAN-MICHEL YON PEINTRE
 
Décès du peintre Yves de Saint-Front.
 
Catalogues N.F.
 
Le Virtualiste Pascal Schmitt (1957-2013)
 
Me Cormo sur son monde perché...

MATER NOSTER

On aura oublié, on aura décidé, isolé, condamné cette pensée de l’origine qui est une permanence. Chimie impeccable qui fait que nous sommes, que nous allons comme au-delà de nous aussi, dans le temps immobile de l’existence, de ce qui est. Dans ma pensée, j’essaie sans cesse de dépasser l’éphémère du quotidien pour rejoindre le fonds de commerce de l’humanité. Et cela au prix forcément de l’isolement et des déconvenues. On s’aperçoit, sur cette échelle, que nous ne pouvons que rarement communiquer véritablement, et c’est ainsi que je demeure, attendant, écoutant, recevant ce silence de l’être qui ne se connaît pas. Les hommes, de nos jours, se perdent encore plus dans des problèmes d’écologie, d’économie et de sommeil mental. Ils n’existent que crédités, il n’y a plus d’unité ni de possibilités. Demain est sans lendemain comme chaque matin du monde. Cet hiver qui n’en finit pas m’aura montré le chemin, et c’est celui du silence inconditionnel. Silence de la vie, le grand silence de la mère, de la gestation, celui aussi de la nature où le vent de l’esprit ne siffle pas encore. Etrangement je ne sens pas en moi cette dimension du pater noster si chère aux latins. Je ne la comprends pas, au sens où je ne la contiens pas. Peut-être l’ai-je déjà produit en moi pour les autres ? Mais en mon for intérieur il n’existe pas. Je suis intimement convaincu de nos filiations toutes maternelles, faites de nourritures et de boissons, emprunts de tout ce qu’il y a de meilleur. Je ne parle pas là des conséquences d’un certain instinct maternel, mais mieux du constat que nous nous sommes nourris de la mère, à travers et en elle. Et qu’ainsi sans cela nous ne serions pas, nous ne serions que les produits d’un certain bocal vide. Certains, et d’autres qui n’aiment pas se le rappeler, ont des injonctions où le père demeure le nourricier de seconde main qui, tel un apôtre tout plein de bonnes volontés, va de fils en filles produire l’humaine population. Mais il ne peut se produire lui-même, il se reproduit et ce faisant c’est bien la femme en lui qui fabrique l’humain et demeure de toute éternité.

12 mars 2010

© 2017